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Petit promoteur : monter une opération 500-1500 m² SDP sans usine à gaz (méthode 2026)

Vous êtes architecte, vous voyez passer des terrains que vos clients ne saisissent pas et vous vous dites "je pourrais monter l'opération moi-même". Vous êtes marchand de biens, vous maîtrisez l'achat-revente mais vous voulez passer à du vrai neuf pour augmenter votre marge. Vous êtes artisan BTP (maçonnerie, charpente, second œuvre) et vous voyez vos clients promoteurs faire 25 % de marge sur ce que vous construisez. Vous êtes investisseur particulier avec un peu de capital qui veut sortir du locatif classique et passer à la promotion. Tous ces profils ont un point commun : ils ne sont pas Nexity, Bouygues Immobilier ou Vinci Immobilier. Ils sont ce qu'on appelle des petits promoteurs — ceux qui montent des opérations de 5 à 20 logements, 500 à 1500 m² de SDP, généralement sur du foncier intra-tissu urbain qu'un gros promoteur ne regarde même pas. Et c'est un excellent positionnement en 2026 : ces petites opérations représentent ~ 40 % du volume de logements neufs livrés en France, et la concurrence y est dramatiquement plus faible que sur le segment 50+ logements. Mais ce sont aussi des opérations extrêmement risquées si vous n'avez pas la méthode : 1 erreur sur le PLU, 1 mauvaise estimation de charge foncière, 1 mois de retard de commercialisation et votre marge passe de 25 % à -10 %. Voici la méthode pour monter votre opération 1000 m² SDP sans usine à gaz, avec les bons outils, et sans vous planter.

Petit promoteur : c'est qui exactement ?

Le terme "petit promoteur" n'a pas de définition officielle, mais dans la pratique du marché français il désigne les structures qui montent moins de 50 logements par an, généralement 1 à 3 opérations annuelles de 5-30 logements chacune. C'est un segment extrêmement hétérogène en termes de profil entrepreneurial.

  • Architecte maître d'ouvrage : a conçu pour ses clients pendant 15 ans, décide de monter ses propres opérations en parallèle de l'agence d'architecture. Maîtrise technique, faiblesse sur le commercial et le financier.
  • Marchand de biens en montée de gamme : fait du achat-revente depuis 5-10 ans, veut passer au neuf VEFA pour augmenter la marge (20-25 % vs 8-12 % en MdB). Maîtrise commerciale, faiblesse sur la conduite de chantier.
  • Artisan BTP qui développe : entreprise de maçonnerie ou tous corps d'état qui voit ses clients promoteurs faire la marge et décide de la faire elle-même. Maîtrise technique terrain, faiblesse sur le juridique et la commercialisation.
  • Investisseur particulier ambitieux : a fait du locatif Pinel ou LMNP avec succès, veut passer à l'échelle supérieure avec sa propre promotion. Maîtrise du financement, faiblesse technique et opérationnelle.
  • Ancien cadre promoteur ou banquier reconverti : a quitté un grand groupe pour monter sa structure indépendante. Le profil le plus complet, généralement le plus performant.
Le sweet spot juridique : SCCV unipersonnelle ou pluripersonnelle
Pour ces petites opérations, la Société Civile de Construction Vente (SCCV) est la structure juridique reine : transparence fiscale (IR par défaut), responsabilité limitée à l'apport, durée de vie alignée sur la durée de l'opération (généralement 2-3 ans), liquidation simple après vente du dernier lot. Coût de création : 1 500-3 000 € TTC. Pour les opérations sous holding, on monte plutôt en SAS de promotion + SCCV filiale.

Pourquoi 500-1500 m² SDP est le sweet spot 2026

Les grosses opérations (> 5 000 m² SDP, > 50 logements) ont longtemps été le terrain de jeu exclusif des grands promoteurs (Nexity, Bouygues, Vinci, Eiffage, Spirit, Kaufman & Broad…). Aujourd'hui, le marché s'est fortement segmenté et le segment 500-1500 m² SDP présente des caractéristiques uniques qui en font un excellent point d'entrée pour un petit promoteur.

IndicateurPetite op. (500-1500 m² SDP)Grosse op. (> 5000 m² SDP)
Nb logements typique5 à 2050 à 200
Foncier moyen acquis300 à 1 200 m²3 000 à 15 000 m²
Concurrence (autres promoteurs sur ce foncier)Très faible (gros promoteurs ne regardent pas)Très forte
Charge foncière acceptable (% prix sortie)12-18 %8-12 %
Durée moyenne opération18 à 24 mois30 à 48 mois
Fonds propres requis150-400 K€1,5-5 M€
GFA (Garantie Financière d'Achèvement)Plus difficile à obtenirStandard CMI/CFC
Marge nette visée15-25 % du CA TTC10-15 % du CA TTC
Risque commercial à la venteModéré (5-15 lots, 1-3 invendus possibles)Élevé (50+ lots à écouler en 18 mois)
💡 L'arbitrage idéal du petit promoteur
Visez les fonciers 400-1 000 m² en tissu urbain dense (1ère couronne IDF, centres-villes 50-100 K habitants), permettant la construction d'un R+3 ou R+4 résidentiel de 800-1 200 m² SDP avec 8-15 logements en mix T2/T3/T4. C'est le format où vous avez le moins de concurrence (gros promoteurs ne regardent pas), la plus forte marge unitaire, et la durée d'opération la plus rapide.

Les 7 risques spécifiques au petit promoteur (et comment les éviter)

Une petite opération n'est pas une grosse opération en miniature. Les risques ne sont pas proportionnels — certains sont plus faciles à gérer, d'autres sont au contraire amplifiés par la petite taille. Voici les 7 pièges à anticiper systématiquement.

Risque 1 — Erreur de zonage PLU et hauteur maximum

Le premier risque du petit promoteur est l'erreur de lecture du PLU. Sur une grosse opération avec un service développement foncier dédié, le PLU est vérifié 3 fois par 3 personnes. Sur une petite opération, c'est souvent vous tout seul devant le document. Une mauvaise interprétation du CES (coefficient d'emprise au sol), de la hauteur maximum, du recul voirie ou de l'OAP applicable peut faire passer votre opération de 1 200 m² SDP à 600 m² SDP — soit -50 % de chiffre d'affaires sur le foncier déjà acheté.

  • Vérification croisée : zonage GPU + règlement PLU communal + service urbanisme mairie (RDV gratuit)
  • Pièges classiques : OAP en zone UB qui réduit hauteur, périmètre ABF à 500m, alignement par rapport à la rue dans un PLU récent
  • Outil Terralyse : la page Faisabilité Promotion vous donne automatiquement zone + CES + hauteur + servitudes + verdict de constructibilité en 30 secondes à partir d'une adresse

Risque 2 — Sous-estimation de la charge foncière

La charge foncière maximum acceptable est LE chiffre clé du petit promoteur. C'est le prix maximum auquel vous pouvez acheter le terrain pour que votre opération dégage la marge cible (typiquement 18-22 % du CA TTC pour une petite opération). Cette charge se calcule en remontant depuis le prix de sortie (€/m² SDP des logements neufs dans le secteur) — méthode FPI/SNAL.

  • Formule simplifiée : Charge foncière max = CA TTC – Coût construction – Honoraires – Frais financiers – Marge cible
  • Ratio sain : la charge foncière ne doit pas dépasser 15 à 18 % du CA TTC sur une petite opération (vs 8-12 % sur les grosses où l'optimisation est plus serrée)
  • Erreur fatale : payer le terrain au prix demandé par le vendeur sans avoir calculé la charge max — vous tuerez votre marge avant même d'avoir commencé

Risque 3 — Difficultés d'obtention de la GFA (Garantie Financière d'Achèvement)

La GFA est obligatoire pour vendre en VEFA. Sans GFA, pas de signature notaire avec vos acquéreurs. Les compagnies de cautionnement (CMI, CFC, CGI, AXERIA, MEILLEURTAUX SOLUTIONS Pro…) acceptent des dossiers de plus en plus difficilement pour les petits promoteurs sans historique. Solutions : passer par un courtier spécialisé, présenter un dossier béton (étude marché, business plan, fonds propres > 25 %), ou opter pour une vente en l'état d'achèvement (VEA) au lieu de VEFA si le projet le permet.

Risque 4 — Mauvaise estimation du coût de construction

Le coût de construction TCE (Tous Corps d'État) hors VRD/honoraires se situe en 2026 entre 1 800 et 2 800 €/m² SDP selon le standing, la région et la complexité. Petits promoteurs souvent piégés par : sous-estimation des fondations spéciales (sol argileux RGA, BSS), oubli des VRD (raccordements + voirie privée 100-200 €/m² parcelle), coût des prestations RE2020 (isolation renforcée, étanchéité à l'air, EnR).

  • Repère prix moyen 2026 France : 2 100 €/m² SDP TCE (logements collectifs standard)
  • Marge de sécurité : prévoyez +10 % d'aléas chantier dans le bilan
  • VRD souvent oublié : 5-10 % du budget global

Risque 5 — Décalage commercialisation / livraison

Une petite opération de 5-10 lots se commercialise en 6-12 mois normalement. Mais si vous démarrez le chantier sans avoir vendu au moins 50 % en pré-réservation, vous risquez de finir avec 3-4 invendus en livraison — c'est une catastrophe sur une petite opération où chaque lot représente 15-20 % du CA total. Stratégie : pré-réservez à 60-70 % AVANT la déclaration d'ouverture de chantier.

Risque 6 — Dépendance à 1 ou 2 corps d'état

Sur une opération de 8 logements, vous travaillez avec 8-12 corps d'état maximum. Si votre maçon principal ou votre charpentier fait faillite en cours de chantier, vous êtes directement bloqué. Solution : sélectionner des entreprises avec assurance décennale solide (Saretec, MAAF Pro, AXA Construction), demander des garanties bancaires, ne jamais payer plus de 30 % d'avance.

Risque 7 — Trésorerie tendue en phase finale

L'erreur classique : avoir tout payé (terrain + chantier) et attendre les solde VEFA à la livraison qui n'arrivent qu'au compte-gouttes (signatures notaire échelonnées sur 6-9 mois). Vous pouvez vous retrouver avec 50 K€ de trésorerie négative pendant 4 mois. Anticipez : ligne de crédit court terme négociée à l'avance + 20 % de fonds propres de réserve trésorerie.

L'étude de faisabilité en 30 minutes avec Terralyse

Avant le 1er rendez-vous avec le vendeur du terrain, vous devez avoir une étude de faisabilité robuste en main. C'est ce qui vous permettra de négocier la charge foncière en connaissance de cause, d'éviter les dossiers perdus, et de prendre une décision GO/NO GO factuelle. Terralyse fait gagner du temps sur les 4 étapes clés :

Étape 1 — Analyse PLU + servitudes (5 min)

Sur la page Faisabilité Promotion, saisissez l'adresse. Terralyse récupère automatiquement : zonage PLU, CES, hauteur max, recul voirie, OAP applicable, périmètre ABF, servitudes d'utilité publique (SUP), droit de préemption (DPU), zones de risques (PPRI, PPRT). Le tout sourcé GPU IGN officiel.

Étape 2 — Calcul SDP constructible + projection volume (5 min)

À partir de la surface parcellaire et des règles PLU, Terralyse calcule automatiquement : SDP max constructible, nombre de niveaux R+X estimé, surface au sol bâtie (= surface × CES), et propose un programme indicatif (T2/T3/T4) avec les mètres carrés moyens du secteur (issus de DVF). Affichage en gabarit 3D si vous voulez visualiser.

Étape 3 — Étude marché DVF (5 min)

Le module DVF intégré vous donne le prix de sortie moyen au m² des logements neufs récents dans un rayon de 500m autour de l'adresse, dissocié maison/appartement et neuf VEFA/ancien. C'est la base pour estimer votre CA prévisionnel : SDP × prix moyen €/m² SDP.

Étape 4 — Bilan FPI/SNAL + charge foncière max (15 min)

Terralyse construit automatiquement un bilan FPI/SNAL 13 postes simplifié pour petite opération : CA TTC, TVA, coût construction (avec hypothèses €/m² SDP standards 2026), VRD, honoraires architecte, frais commerciaux, frais financiers, marge nette. Le calcul remonte à la charge foncière maximum que vous pouvez payer pour atteindre votre marge cible. Verdict GO / NO GO avec stress-test pessimiste/réaliste/optimiste ± 10 %.

💡 Le filtrage en amont sauve des semaines de travail
Un petit promoteur efficace évalue 15-20 fonciers par mois pour en retenir 2-3 méritant une offre d'achat. Sans outil de faisabilité rapide, chaque dossier prend 4-6h (récupération PLU mairie, étude marché manuelle, bilan Excel from scratch). Avec Terralyse, chaque dossier passe à 30 min. Soit un facteur 10 de productivité — vous voyez 10× plus d'opportunités qu'un concurrent qui travaille à l'ancienne.

Bilan FPI/SNAL simplifié pour petite opération — exemple chiffré

Voici un bilan type d'une petite opération 1 000 m² SDP, 10 logements (4 T2 + 4 T3 + 2 T4), foncier 600 m² en banlieue parisienne 92, prix moyen VEFA secteur 6 800 €/m² SDP. Tous les chiffres sont indicatifs pour exemple — Terralyse calcule les vôtres avec les données réelles de votre secteur.

PosteMontant HTCommentaire
CA TTC sortie VEFA6 800 000 €1 000 m² × 6 800 €/m² (prix marché 92 banlieue)
TVA 20 % collectée1 133 333 €Marge fournisseur, reversée à l'État
CA HT promoteur5 666 667 €Base de calcul bilan
─ Coût construction TCE− 2 200 000 €1 000 m² × 2 200 €/m² standard RE2020
─ VRD + raccordements− 80 000 €Réseaux + voirie privée
─ Honoraires maîtrise d'œuvre− 250 000 €Architecte ~ 8 % construction
─ Bureaux d'études techniques− 90 000 €Géotech G1/G2, structure, fluides, thermique
─ Assurances DO + RC chantier− 110 000 €Dommages-ouvrage + responsabilité civile
─ Frais commerciaux (commission)− 280 000 €5 % CA HT pour commercialisateur partenaire
─ Frais financiers (crédit promoteur)− 180 000 €~ 8 % du financement bancaire 18 mois
─ Frais juridiques + SCCV + notaire− 60 000 €Constitution SCCV, actes ventes
─ Aléas chantier (provision 5 %)− 110 000 €Sécurité
Sous-total coûts hors foncier− 3 360 000 €
Charge foncière disponible2 306 667 €CA HT − coûts hors foncier
─ Marge nette cible (20 % du CA HT)− 1 133 333 €Cible saine petite opération
CHARGE FONCIÈRE MAX ACCEPTABLE1 173 334 €Soit 1 956 €/m² parcelle
Interprétation du résultat
Si le vendeur du terrain demande 1 400 000 € alors que la charge max est 1 173 000 €, soit vous négociez à la baisse (-16 %), soit vous renoncez à l'opération. Ne JAMAIS céder à la tentation "j'aurai plus de marge sur la commercialisation" — c'est la première cause d'échec des petits promoteurs. La marge est une marge de sécurité, pas une variable d'ajustement.

Stratégies de commercialisation à petite échelle

La commercialisation d'une opération de 8-15 lots ne ressemble en rien à celle d'un programme de 80 logements de Nexity. Vous n'avez pas de bureau de vente, pas de campagne TV, pas de force de frappe digitale. Voici les 4 stratégies qui marchent vraiment.

Stratégie 1 — Précommercialisation off-market (40-60 % avant chantier)

Avant même la déclaration d'ouverture de chantier, identifiez vos prospects via votre réseau local + outils Terralyse : Pouls Foncier + Détective Foncier vous donnent les profils d'acquéreurs récents dans le secteur. Annoncez l'opération en off-market à 50-80 contacts ciblés (acheteurs récents en mutation, propriétaires en vente d'un T2 qui upgrade en T4, etc.). Sur les opérations de 8 lots, 4 à 5 sont vendables avant ouverture chantier.

Stratégie 2 — Partenariat avec 1-2 agences locales sérieuses

Ne dispersez PAS la commercialisation sur 10 agences. Choisissez 1-2 agences locales de quartier (cf. notre article RESOMIA) qui connaissent VRAIMENT le secteur et négociez une commission attractive (5-6 %) en échange d'une exclusivité partielle. C'est plus efficace que 10 agences qui vous coûtent 4 % chacune sans s'investir.

Stratégie 3 — Présence forte sur les portails neufs

Listez l'opération sur les portails dédiés au neuf : Logic-Immo Neuf, SeLoger Construire, Trouver un Logement Neuf, Bien'ici Neuf, PAP Neuf. Photo 3D rendue par votre architecte + visite virtuelle Matterport sur l'appartement témoin = 30 % de leads qualifiés en plus. Investissement : 2-3 K€, ROI massif.

Stratégie 4 — Réseaux investisseurs locatifs (Pinel + LMNP)

30 à 50 % des acquéreurs en VEFA sont des investisseurs locatifs (Pinel rétro / Loc'Avantages / LMNP). Ciblez ces réseaux : conseillers en gestion de patrimoine (CGP locaux), forums investissement, groupes Facebook "Investisseurs immobiliers IDF". Argument fort : votre opération est zone Pinel A bis (si 92), donc éligible avantage fiscal jusqu'à 21 % sur 12 ans.

Cas client type (anonymisé) — 800 m² SDP en 18 mois

Voici le déroulé chronologique d'une opération typique réussie par un petit promoteur (cas réel anonymisé, marchand de biens 35 ans, première opération de promotion).

MoisÉtapeMétrique clé
M0Identification foncier 480 m² centre Bourg-la-Reine via pige (annonce SeLoger sans agence)Adresse identifiée via Détective Foncier en 3 min
M0+15jÉtude faisabilité Terralyse + bilan FPIVerdict GO, charge max 720 K€
M1Négociation foncier : prix initial 850 K€ → signé à 705 K€Économie 145 K€ vs prix demandé
M2Constitution SCCV + apport fonds propres 200 K€Capital social 50 K€ + CCA 150 K€
M3Avant-projet architecte (8 logements T2-T4)Permis de construire déposé M3
M6Permis de construire obtenu (purgé de recours)Délai standard 3-5 mois en banlieue
M6Lancement précommercialisation off-market4 lots réservés en 30 jours via réseau
M8Crédit promoteur obtenu Banque Populaire (60 % financement)Conditions : 4,2 % taux + GFA CMI
M9Démarrage chantier5 lots sur 8 réservés à ce stade (62 %)
M9-M22Conduite chantier (architecte + entreprises locales)Aucun aléa majeur, 2 mois de retard sur planning initial
M188e et dernier lot vendu100 % commercialisé avant livraison
M22Livraison aux acquéreurs (réception PV + signatures notaire)Solde VEFA encaissé
M24Liquidation SCCV + distribution margeMarge nette : 820 K€ sur CA HT 4,5 M€ = 18,2 %
💡 Le ROI sur 24 mois
200 K€ de fonds propres apportés → 820 K€ de marge nette en 24 mois. Soit un retour sur capitaux propres (RoE) de ~ 200 % sur 24 mois = 100 % annualisé. Aucun autre placement immobilier ne génère ce niveau de rendement. Le piège est de croire que c'est facile : ça ne l'est que si vous avez la méthode, les bons outils, et que vous évitez les 7 risques classiques cités plus haut.

Questions fréquentes

Faut-il une formation spécifique pour devenir petit promoteur ?
Aucune formation obligatoire pour monter une SCCV et faire de la promotion résidentielle privée. Cependant, il est extrêmement recommandé d'avoir : (1) une connaissance solide du droit de la construction (loi Hoguet, loi MOP, RE2020), (2) une compréhension financière (lecture bilan, calcul TRI, marge), (3) un réseau professionnel (architectes, BET, banques, notaires). Les formations CIFCA / ESPI / IFTI courtes (2-5 jours) coûtent 1,5-3 K€ et donnent les bases. Pour aller plus loin : MS Immobilier ESSEC ou Master MOSI Paris-Dauphine.
Combien de fonds propres minimum pour démarrer ?
Pour une opération de 800-1200 m² SDP en banlieue parisienne, comptez minimum 150-200 K€ de fonds propres apportés à la SCCV (capital + comptes courants associés). Le reste se finance via crédit promoteur (60-70 % du coût opération hors foncier) après obtention de la GFA. Pour les opérations plus modestes (< 500 m² SDP), 80-120 K€ peuvent suffire. Sans fonds propres significatifs, les banques refuseront systématiquement le crédit promoteur — c'est l'obstacle n°1 des candidats.
Vaut-il mieux SCCV ou SCI pour de la promotion ?
Pour de la VRAIE promotion (construction + revente neuf), c'est OBLIGATOIREMENT SCCV (Société Civile de Construction Vente). La SCI classique est faite pour la détention long terme + location, pas pour la revente immédiate après construction (risque de requalification fiscale en marchand de biens si vous faites ça en SCI). La SCCV bénéficie d'une transparence fiscale automatique (IR par défaut), d'une durée de vie alignée sur l'opération (2-3 ans), et d'une comptabilité simplifiée. Coût création : 1 500-3 000 € TTC notaire + expert-comptable.
Comment obtenir une GFA quand on n'a pas d'historique ?
C'est l'obstacle le plus difficile. Solutions cumulables : (1) Présenter un dossier béton avec étude marché Terralyse + bilan FPI + précommercialisation déjà à 30-50 % AVANT la demande GFA ; (2) Présenter des fonds propres élevés (> 25 % du coût total opération) ; (3) Passer par un courtier spécialisé en GFA (CGI, CFC, Auxiga) qui négocie avec plusieurs compagnies ; (4) Démarrer en VEA (Vente en l'État d'Achèvement) qui ne nécessite pas de GFA, puis basculer en VEFA quand vous aurez l'historique ; (5) Trouver un co-promoteur expérimenté qui apporte son historique GFA.
Quelle marge nette viser sur une petite opération ?
Cible saine : 18 à 25 % du CA HT en marge nette après impôt sur les sociétés (si SAS de promotion) ou IR (si SCCV transparente). Sous 15 % de marge, le risque/rendement n'est pas favorable (vous risquez 100 % de vos fonds propres pour 15 % de marge sur 24 mois = 7,5 % annualisé, équivalent à de l'obligataire risque modéré). Au-dessus de 25 %, méfiez-vous : soit votre bilan est trop optimiste sur les ventes, soit vous sous-estimez un poste de coût. Une bonne marge cible est 18-22 %.
Faut-il être architecte pour monter une opération ?
Non. L'architecte est OBLIGATOIRE pour le dépôt du permis de construire dès que la surface dépasse 150 m² SDP (loi 1977). Vous devez donc avoir un architecte mandaté (honoraires 8-12 % du coût construction). Mais vous n'avez PAS besoin d'être architecte vous-même. Beaucoup de petits promoteurs viennent du marchand de biens, du conseil patrimonial ou du BTP sans formation architecturale, et travaillent avec un architecte partenaire.
Quel est le timing typique d'une petite opération du début à la fin ?
Découpage standard : 1-2 mois identification + étude faisabilité, 3-6 mois constitution SCCV + permis de construire, 2-4 mois purge du recours + obtention GFA + crédit, 12-18 mois chantier construction, 6-12 mois commercialisation (idéalement 50-70 % vendu avant fin chantier), 1-3 mois livraison + soldes VEFA, 3 mois liquidation SCCV. Total : 24 à 36 mois entre identification du foncier et distribution de la marge. La majorité des petits promoteurs débutants sous-estiment le temps de la phase administrative.
Est-ce que Terralyse est vraiment adapté aux petits promoteurs ?
Oui — l'outil Faisabilité Promotion a été conçu en pensant aux gros promoteurs (FPI/SNAL) mais s'applique à 100 % aux petites opérations. Le bilan 13 postes est le standard du métier quel que soit le volume. Pour une petite opération vous ignorez simplement les postes inutiles (gardiennage chantier, frais marketing TV, etc.) et vous remplissez les postes courants (TCE, VRD, honoraires, frais financiers). L'avantage est que vous arrivez à la banque ou chez le notaire avec le MÊME niveau de rigueur qu'un grand promoteur — ça inspire confiance et facilite les financements.

En conclusion

Devenir petit promoteur n'est pas un placement. C'est un métier à part entière, exigeant techniquement et financièrement, mais accessible aux profils sérieux qui acceptent de se former et de s'entourer correctement. Le segment 500-1500 m² SDP est structurellement sous-équipé en compétiteurs : les grands promoteurs ne regardent pas, les marchands de biens classiques ne sortent pas du achat-revente, les architectes restent en maîtrise d'œuvre. Si vous avez 150-300 K€ de fonds propres, un réseau professionnel local, et la méthode rigoureuse décrite dans cet article, vous pouvez monter 1 à 2 opérations par an de 500 K€ à 1 M€ de marge nette chacune. C'est ce que font silencieusement plusieurs milliers de petits promoteurs en France, sans bruit médiatique, en remplissant chaque année un segment que Nexity et Bouygues laissent vacant. Terralyse vous donne les outils techniques pour faire de la promotion avec la rigueur des grands, à votre échelle. Premier réflexe : ouvrir la page Faisabilité Promotion sur une adresse de votre secteur. En 30 minutes vous saurez si l'opération tient la route.

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Outil Faisabilité Promotion Terralyse : PLU + CES + hauteur + servitudes + SDP max constructible + bilan FPI/SNAL 13 postes + charge foncière maximum acceptable + verdict GO/NO GO + stress-test pessimiste/réaliste/optimiste ± 10 %. Idéal pour petits promoteurs (5-20 logements, 500-1500 m² SDP), marchands de biens en montée de gamme, architectes maîtres d'ouvrage, artisans BTP qui développent leur première opération. Essai gratuit 24h puis 49,90 € HT/mois sans engagement.

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