Taux immobilier septembre 2026 : 3,33 % sur 15 ans, 3,56 % sur 25 ans
La rentrée change la donne, un peu. En septembre 2026, comptez en moyenne 3,33 % sur 15 ans, 3,47 % sur 20 ans et 3,56 % sur 25 ans hors assurance, soit 0,10 à 0,17 point de plus qu'en août. La hausse est modeste, mais c'est la première depuis le printemps, et les banques ont prévenu qu'elles bougeraient plus souvent leurs grilles d'ici la fin de l'année. Faut-il s'en inquiéter ? Pas pour la raison que l'on croit. Sur un achat à 300 000 euros, un dixième de point de taux se chiffre en milliers d'euros, une négociation de prix en dizaines de milliers. Voici le baromètre détaillé de septembre, ce qu'il change à votre budget, et la seule variable sur laquelle vous avez vraiment la main.
Le baromètre des taux immobiliers en septembre 2026
Après un printemps et un été sans mouvement, les barèmes de rentrée montent de 5 à 20 points de base selon les banques et les durées. La cause est en amont : l'OAT à 10 ans, le taux auquel l'État français emprunte et sur lequel les banques se financent, dépasse 4 % contre 3,3 % il y a un an. Les banques ont longtemps absorbé l'écart pour garder des clients, elles commencent à le répercuter.
Voici les taux moyens constatés début septembre 2026 par les principaux baromètres de courtiers, hors assurance et hors frais, et ce que les meilleurs dossiers obtiennent, apport supérieur à 20 %, revenus élevés, épargne résiduelle.
| 15 ans | 3,33 % | 3,06 % | +0,17 point |
| 20 ans | 3,47 % | 3,22 % | +0,12 point |
| 25 ans | 3,56 % | 3,31 % | +0,11 point |
D'où l'on vient : cinq ans de montagnes russes, puis un plateau qui se fissure
Pour lire 3,47 % sur 20 ans avec les bonnes lunettes, il faut se souvenir du chemin. Octobre 2021 : record absolu de la décennie, 1,05 % en moyenne. Puis la remontée des taux directeurs de la BCE fait tout basculer : 2,35 % fin 2022, un pic à 4,20 % en décembre 2023, le plus haut depuis 2011. La décrue de 2024 s'arrête à l'automne 2025, et le marché s'installe sur un plateau entre 3,2 et 3,5 %. Septembre 2026 marque la première fissure de ce plateau, vers le haut.
Ces variations se traduisent directement en pouvoir d'achat immobilier. Le tableau suivant montre ce qu'une mensualité de 1 000 euros permet d'emprunter sur 20 ans à chaque étape du cycle.
| Octobre 2021 (point bas) | 1,05 % | 216 400 € |
| Décembre 2022 | 2,35 % | 191 300 € |
| Décembre 2023 (pic) | 4,20 % | 162 200 € |
| Décembre 2024 | 3,25 % | 176 300 € |
| Août 2026 | 3,35 % | 174 700 € |
| Septembre 2026 | 3,47 % | 172 900 € |
Ce que 3,47 % changent concrètement à votre budget
Pour un emprunt de 200 000 euros, les mensualités hors assurance s'établissent autour de 1 157 euros sur 20 ans au taux moyen de 3,47 %, et 1 008 euros sur 25 ans à 3,56 %. Par rapport à août, c'est 12 euros de plus par mois sur 20 ans et 12 euros sur 25 ans. L'allongement de la durée reste le principal amortisseur, au prix d'un coût total du crédit plus élevé.
Côté solvabilité, la règle du HCSF plafonne toujours la mensualité à 35 % des revenus nets, assurance comprise. Avec une assurance emprunteur de l'ordre de 0,35 % du capital par an, environ 58 euros par mois pour 200 000 euros, il faut compter environ 3 050 euros de revenus nets mensuels pour emprunter 200 000 euros sur 25 ans, et environ 3 470 euros sur 20 ans.
Dernier repère : avec une mensualité de 1 000 euros, la capacité d'emprunt atteint environ 172 900 euros sur 20 ans et 198 500 euros sur 25 ans aux taux moyens de septembre. Notre article sur le pouvoir d'achat immobilier ville par ville traduit ces montants en mètres carrés.
Le vrai levier de la rentrée n'est pas le taux, c'est le prix que vous payez
Faites le calcul sur un bien à 300 000 euros. Le dixième de point pris en septembre sur 20 ans coûte environ 3 700 euros d'intérêts sur toute la durée du prêt. Une hausse de prix de 1,3 %, celle mesurée par notre bilan 2025 du marché sur 856 386 ventes notariales, renchérit le même bien de 3 900 euros immédiatement, et chaque point négocié sur le prix en vaut 3 000. Le prix pèse au moins autant que le taux, et il se négocie encore.
Or le prix se négocie avec des données, pas avec des impressions. Les prix affichés dans les annonces restent souvent 5 à 10 % au-dessus des prix réellement signés chez les notaires. Avant une offre ou une mise en vente, vérifiez les ventes réelles de la rue et du quartier sur notre carte gratuite, adresse par adresse.
Chaque page commune dit désormais, en tête, ce qui distingue la commune de son département : où se situe son prix au m², comment il a évolué depuis dix ans, ce qu'il en est des logements classés F ou G, de la taxe foncière ou du rendement locatif. À Toulouse, à Nantes ou à Bordeaux, ces repères se lisent en trente secondes avant d'aller voir la carte des ventes.
Les taux vont-ils continuer à monter d'ici fin 2026 ?
Le scénario des courtiers a changé de signe depuis l'été. Meilleurtaux parle d'une hausse « contrôlée et progressive », avec des grilles modifiées plus souvent, et anticipe 30 à 50 points de base de plus d'ici la fin de l'année si la BCE relève ses taux directeurs à sa réunion du 10 septembre. Cela mènerait les moyennes entre 3,7 et 4 % sur 20 ans. L'Observatoire Crédit Logement/CSA tablait déjà en décembre sur 3,55 % en fin d'année.
Personne ne peut le garantir, et méfiez-vous de qui l'affirme. Mais la question utile n'est plus « faut-il attendre une baisse ? », c'est « que coûte l'attente ? ». Si les taux montent de 0,30 point et que les prix de votre secteur progressent comme en 2025, six mois d'attente coûtent deux fois : sur le crédit et sur le bien. Si les taux baissent après votre achat, la renégociation ou le rachat de crédit restent possibles. Un taux se renégocie, un prix d'achat jamais.
Pour approfondir l'arbitrage, notre analyse est-ce le moment d'acheter en 2026 ? croise taux, prix réels et délais de vente. L'édition d'août de ce baromètre reste consultable : taux immobilier août 2026. Ce baromètre a désormais une adresse permanente, mise à jour au début de chaque mois avec l'historique : le baromètre des taux immobiliers.
Nos conseils selon votre situation
Vous vendez : les acheteurs comptent plus serré, ils comparent
Une hausse de taux, même modeste, rogne la capacité d'emprunt des acheteurs de votre secteur. Ils arrivent avec un budget plafonné et comparent votre prix aux ventes réelles du quartier. Un bien surévalué de 10 % ne génère pas d'offres plus basses, il ne génère pas de visites. Commencez par une estimation gratuite sur les ventes réelles de votre adresse : une fourchette en 2 minutes, puis une analyse foncière complète offerte.
Vous achetez : verrouillez le taux, négociez le prix
Quand les grilles bougent tous les mois, un accord de principe daté vaut de l'or : il fige un taux pendant que vous cherchez. Ensuite, concentrez votre énergie sur le prix, avec l'écart entre le prix affiché et les transactions réelles du secteur sous les yeux. Pensez aussi à la délégation d'assurance emprunteur, qui économise souvent plus que 0,10 point de taux.
Vous investissez : le coût du crédit se compare au rendement local
À 3,47 % sur 20 ans, un investissement locatif ne s'autofinance que si le rendement brut dépasse nettement le coût du crédit, et l'écart se resserre. Cela se joue commune par commune : notre carte des rendements locatifs rapporte les loyers pratiqués aux prix réellement signés, et chaque page commune indique si son rendement est parmi les plus élevés ou les plus faibles de son département.
Questions fréquentes
Quel est le taux immobilier moyen en septembre 2026 ?
Pourquoi les taux immobiliers remontent-ils en septembre 2026 ?
Quel salaire faut-il pour emprunter 200 000 euros en septembre 2026 ?
Combien puis-je emprunter avec 1 000 euros par mois ?
Les taux vont-ils monter jusqu'à 4 % d'ici la fin 2026 ?
En conclusion
Retenez l'essentiel : en septembre 2026, les taux immobiliers remontent légèrement, à 3,47 % en moyenne sur 20 ans, et la tendance de fin d'année est plutôt à la hausse. Cela renforce une règle que le plateau des dix-huit derniers mois avait déjà établie : la partie ne se gagne pas à la banque, elle se gagne sur le prix, et le prix se gagne avec des données. Avant d'acheter, comparez le prix affiché aux ventes réelles du quartier. Avant de vendre, positionnez-vous sur le prix que les acheteurs paient vraiment. La carte des prix et l'estimation Terralyse vous donnent ces chiffres gratuitement.
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