Droits de mutation au taux de votre département (majoré à 5 % dans la plupart des cas depuis 2025), émoluments réglementés du notaire, contribution de sécurité immobilière : le détail complet, dans l'ancien comme dans le neuf.
Estimation indicative calculée avec les barèmes en vigueur et le taux voté par votre département (table DGFiP, février 2026). Le décompte exact dépend du dossier : seul le notaire fait foi.
Ce qu'on appelle « frais de notaire » est en réalité un ensemble de frais d'acquisition dont l'essentiel ne revient pas au notaire. La part la plus lourde, ce sont les droits de mutation : la part départementale (4,5 % du prix, relevable à 5 % depuis 2025 et votée par la grande majorité des départements), la taxe communale (1,20 %) et les frais d'assiette de l'État. Au total, comptez entre 5,81 % et 6,32 % du prix dans l'ancien.
Viennent ensuite les émoluments du notaire, fixés par un barème national dégressif identique chez tous les notaires : 3,870 % jusqu'à 6 500 €, puis 1,596 %, 1,064 % et 0,799 % au-delà de 60 000 €, TVA de 20 % en sus. S'ajoutent la contribution de sécurité immobilière (0,10 % du prix) et les débours, ces sommes que le notaire avance pour obtenir les documents du dossier (cadastre, état hypothécaire, géomètre le cas échéant).
Cas particuliers à connaître : les primo-accédants qui achètent leur première résidence principale échappent à la majoration départementale (leur taux reste plafonné à 4,5 %), et le neuf bénéficie de droits réduits à 0,715 % puisque la TVA est déjà dans le prix. C'est pour cela qu'on retient les ordres de grandeur de 7 à 8,5 % du prix dans l'ancien et de 2 à 3 % dans le neuf.
Votre département est-il parmi les plus chers ? Le classement complet des 101 départements compare les taux votés partout en France. Et avant de calculer vos frais, encore faut-il connaître le juste prix du bien : nos pages prix immobilier par commune donnent les prix réellement signés chez les notaires (données DVF officielles), ville par ville.
Depuis 2025, les départements peuvent relever leur part des droits de mutation de 4,5 % à 5 % du prix. D'après la table de référence DGFiP en vigueur (février 2026), 88 départements ont voté la hausse (droits totaux d'environ 6,32 %), 11 sont restés à 4,5 % (5,81 % au total, dont les Alpes-Maritimes, l'Oise ou la Drôme), et l'Indre comme Mayotte appliquent un taux réduit de 3,8 % (5,09 %). Notre calculette applique automatiquement le taux de votre département. Les primo-accédants sont exonérés de la majoration partout.
Dans le neuf (vente en l'état futur d'achèvement), l'acheteur paie la TVA dans le prix du bien : les droits d'enregistrement sont donc réduits à environ 0,715 % au lieu de 5,8 à 6,3 %. Au total, les frais d'acquisition dans le neuf représentent environ 2 à 3 % du prix, contre 7 à 8,5 % dans l'ancien.
Non, l'essentiel part à l'État et aux collectivités : sur environ 16 000 € de frais pour un bien ancien de 200 000 €, près de 12 600 € sont des impôts (droits de mutation) et environ 2 400 € rémunèrent le notaire (émoluments réglementés, identiques chez tous les notaires). Le reste couvre la contribution de sécurité immobilière et les frais de dossier.