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Immobilier au premier semestre 2026 : 2 717 €/m² et +1,6 % en un an

De janvier à juin 2026, 386 026 maisons et appartements anciens se sont vendus en France, à 2 717 € le mètre carré en médiane. C'est 1,6 % de plus qu'au premier semestre 2025, où le mètre carré valait 2 675 €. Nous avons analysé les ventes réellement signées chez les notaires, publiées le 12 octobre 2026, avec la méthode de nos pages communes. Le constat tient en deux phrases. Les prix se tiennent, en légère hausse. Le nombre de ventes reste au niveau de 2025, bien au-dessus de 2024.

Le premier semestre 2026 en quatre chiffres

Le tableau compare les six premiers mois de 2026 aux six premiers mois de 2025. Un semestre ne se compare jamais à une année entière : juillet, septembre et décembre comptent parmi les mois où il se signe le plus de ventes, et un demi-exercice paraîtrait toujours en chute face à douze mois.

Le prix médian est le prix au mètre carré qui partage les ventes en deux moitiés égales : la moitié des logements s'est vendue au-dessus de ce prix, l'autre moitié en dessous. Il a été calculé sur 337 447 ventes au premier semestre 2026, celles dont la surface et le prix sont connus et plausibles.

Ventes de logements anciens399 827386 026-3,5 %
Prix médian au m², logements2 675 €2 717 €+1,6 %
Prix médian au m², maisons2 325 €2 338 €+0,6 %
Prix médian au m², appartements3 229 €3 292 €+2 %
📚 Ce que couvrent ces chiffres
Ventes de maisons et d'appartements réellement signées chez les notaires du 1er janvier au 30 juin, d'après les fichiers publiés le 12 octobre 2026. Une vente qui comprend un local d'activité n'est pas comptée, pas plus que les logements neufs vendus sur plan, dont le prix se lit à part. Le prix au mètre carré se calcule vente par vente, sur les logements de 20 à 500 m². L'Alsace, la Moselle et Mayotte ne figurent pas dans ces fichiers : « France » désigne ici 97 départements.

Des prix stables, en légère hausse

Le prix médian des logements gagne 1,6 % en un an, de 2 675 à 2 717 €/m². Les maisons passent de 2 325 à 2 338 €/m² (+0,6 %), les appartements de 3 229 à 3 292 €/m² (+2 %).

Une partie de cette hausse tient à la composition des ventes plus qu'aux prix eux-mêmes. Les départements où le mètre carré est élevé pèsent davantage dans ce semestre qu'un an plus tôt. Paris compte un peu plus de ventes qu'au premier semestre 2025, quand les départements où le mètre carré est plus bas, plus lents à enregistrer leurs ventes, en comptent moins pour l'instant. En donnant à chaque département le poids qu'il avait au premier semestre 2025, la hausse n'est plus que de 0,5 %.

Ces chiffres laissent de côté les logements neufs vendus sur plan, comme toutes nos pages : plus chers au mètre carré, ils se lisent à part. Ce semestre, c'est d'autant plus utile qu'ils ne sont pas encore tous décrits dans les fichiers de 2026, et qu'ils auraient faussé la comparaison avec 2025. La lecture juste est celle d'un marché stable, en légère hausse.

Sur deux ans, le mouvement reste modeste : le mètre carré a pris 2,6 % depuis le premier semestre 2024, où il valait 2 647 €.

Un nombre de ventes au niveau de 2025

Le semestre compte 386 026 ventes de logements anciens, 3,5 % de moins qu'un an plus tôt. Ce recul est en bonne partie provisoire. Une vente signée chez le notaire met plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, à être enregistrée, et les fichiers publiés en octobre arrivent trois mois et demi après la fin juin. Les ventes de mai et juin 2026 ne sont donc pas encore toutes là.

Le premier trimestre, presque complet, donne la mesure : de janvier à mars, 192 697 ventes contre 193 305 un an plus tôt, soit -0,3 %. Le même constat vaut dans les 55 départements qui enregistrent vite et n'ont aucun mois manquant : 259 371 ventes contre 259 664, -0,1 %. Le volume du semestre est au niveau de 2025.

Mois par mois, les plus forts écarts tombent en mars, en avril et en juin, quand mai reste presque stable. Juin, le dernier mois du semestre, est le moins complet des six. Mars et avril 2025 avaient de leur côté été exceptionnels, en hausse de 37 % et de 26 % sur 2024 : la comparaison leur est défavorable.

Janvier59 55662 078+4,2 %
Février59 27761 022+2,9 %
Mars74 47269 597-6,5 %
Avril72 15765 983-8,6 %
Mai56 78956 995+0,4 %
Juin77 57670 351-9,3 %

Toujours bien au-dessus de 2024

Au premier semestre 2024, il s'était vendu 339 733 logements anciens. Avec 386 026 ventes, le premier semestre 2026 reste 13,6 % au-dessus, alors même que ses derniers mois ne sont pas complets. La reprise des volumes de 2025 n'est pas retombée.

Les fichiers publiés en octobre complètent aussi l'année 2025, avec les ventes signées en fin d'année et enregistrées depuis le printemps. L'année 2025 entière compte ainsi 868 957 ventes de logements anciens, 14,2 % de plus qu'en 2024, à 2 682 €/m² en médiane.

Dans les départements, la stabilité domine

Pour que l'écart d'un semestre à l'autre ait un sens, nous n'avons retenu que les 75 départements qui comptent au moins 1 000 ventes de logements à prix connu dans chacun des deux semestres. 41 montent, 29 baissent et 5 ne bougent pas. Pour 60 d'entre eux, l'écart reste compris entre -2 % et +2 %, autrement dit dans le bruit d'un semestre.

Trois mouvements ressortent nettement, tous à la hausse, assez larges pour ne pas tenir au hasard des biens vendus.

Pas-de-Calais1 832 €/m²1 894 €/m²+3,4 %
Finistère2 187 €/m²2 260 €/m²+3,3 %
Alpes-Maritimes4 795 €/m²4 885 €/m²+1,9 %

Les Pyrénées-Atlantiques, un effet de mélange

Les Pyrénées-Atlantiques affichent +8,1 %, à 3 123 €/m². Ce chiffre ne décrit pas une flambée : il vient du mélange des ventes, plus nombreuses sur la côte basque et moins nombreuses autour de Pau. À communes égales, le prix ne bouge pas (0 %), et Biarritz comme Pau sont même en baisse.

Les grandes villes

Paris, Marseille et Lyon sont prises ici tous arrondissements réunis. Sur les 30 communes où il se vend le plus de logements, 21 voient leur prix médian monter, 7 baisser et 2 ne bougent pas.

Paris gagne 1,2 %, à 9 718 €/m² sur 15 098 ventes, un écart assez large pour ne pas tenir au hasard. Toulouse (+2,8 %) et Nice (+2,5 %) montent aussi. Nantes recule de 3,7 %, au-delà du hasard lui aussi, et Bordeaux de 2,1 %. Marseille et Lyon restent à peu près stables.

Paris15 0989 718 €+1,2 %
Marseille6 1153 310 €+0,4 %
Toulouse3 7633 291 €+2,8 %
Nice3 7574 808 €+2,5 %
Lyon3 2854 375 €+0,2 %
Nantes2 2843 292 €-3,7 %
Bordeaux2 1734 059 €-2,1 %

Pourquoi ces chiffres vont encore bouger

Dans 23 départements, une partie des ventes du printemps manque encore. En Corrèze, les fichiers comptent 43 ventes en avril, 2 en mai et 8 en juin, contre 290, 244 et 296 un an plus tôt. En Haute-Marne, 34 ventes en avril, aucune en mai ni en juin. Les fortes baisses de volume de la Corrèze, de l'Aube, du Tarn, de La Réunion ou de l'Ain tiennent à ces retards, pas au marché.

Les prix, eux, devraient peu bouger. À l'intérieur d'un même département, les ventes enregistrées tard se sont vendues aux mêmes prix que les autres. Ce qui changera surtout, c'est le nombre de ventes du semestre, que les fichiers d'avril 2027 compléteront.

ℹ Un semestre se lit contre un semestre
Comparer le premier semestre 2026 à l'année 2025 entière ferait croire à un effondrement des ventes, de moitié. La seule comparaison honnête est celle des mêmes mois, de janvier à juin, d'une année sur l'autre. C'est celle de cet article, et celle que la carte des ventes de Terralyse affiche pour chaque commune.

Questions fréquentes

Les prix de l'immobilier baissent-ils en 2026 ?
Non. Au premier semestre 2026, le prix médian des logements anciens est de 2 717 €/m² en France, 1,6 % de plus qu'au premier semestre 2025. Une partie de cette hausse tient à la composition des ventes : le marché est stable, en légère hausse.
Combien de logements se sont vendus au premier semestre 2026 ?
386 026 ventes de maisons et d'appartements anciens ont été enregistrées de janvier à juin 2026. Ce chiffre est provisoire, car les ventes de mai et juin ne sont pas encore toutes enregistrées. De janvier à mars, le trimestre le plus complet, le nombre de ventes est stable (-0,3 % sur un an).
Pourquoi comparer au premier semestre 2025 et pas à l'année 2025 ?
Parce que les ventes ne se répartissent pas également sur l'année : juillet, septembre et décembre sont de gros mois. Six mois comparés à douze paraîtraient toujours en chute. Seule la comparaison des mêmes mois d'une année sur l'autre a un sens.
Comment connaître le premier semestre 2026 de ma commune ?
Tapez votre adresse sur la carte des ventes de Terralyse. Le tableau « Historique des prix par année » affiche le premier semestre 2026 de votre commune, comparé au premier semestre 2025.

En conclusion

Le premier semestre 2026 prolonge 2025 sans rupture. Les prix se tiennent, à 2 717 €/m² en médiane, et le nombre de ventes reste au niveau de l'an passé, bien au-dessus de 2024, une fois les ventes en retard mises de côté. Les mouvements locaux existent, à Paris, à Nice, dans le Finistère ou à Nantes, mais la grande majorité des départements bouge de moins de 2 %. Pour votre commune, la carte des ventes donne le même semestre, comparé aux mêmes mois de 2025.

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