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Primo-accédants : pourquoi ils signent un crédit sur deux en 2026

On les disait sortis du marché, sacrifiés par la hausse des taux et des apports. Les chiffres racontent l’inverse : les primo-accédants signent 45 % des crédits à l’habitat en avril 2026 : un record historique, contre 26 % seulement en 2020. Chez le courtier Empruntis, ils représentaient même 80 % des dossiers déposés au premier trimestre. Ce sont eux qui font tourner le marché immobilier français en 2026. Trois moteurs expliquent ce paradoxe : des vendeurs-racheteurs bloqués par leurs anciens taux, une exemption de la hausse des frais de notaire et un PTZ élargi comme jamais. Décryptage, avec au passage une fausse information à démonter sur les plafonds du prêt à taux zéro.

45 % des crédits : le chiffre que personne n’attendait

La progression est spectaculaire et régulière. En 2020, les primo-accédants représentaient 26 % des crédits à l’habitat ; en 2025, 44 % ; en avril 2026, 45 %, avec même une pointe à 47-48 % au quatrième trimestre 2025, selon les données compilées par MeilleursAgents (2026). Côté distribution, le courtier Empruntis indique que 80 % des dossiers déposés au premier trimestre 2026 émanaient de primo-accédants. Quelle que soit la source, la conclusion est la même : près d’un crédit immobilier sur deux finance aujourd’hui un premier achat.

Les réseaux d’agences confirment sur le terrain. Century 21 (30 juin 2026) mesure que les primo-accédants pèsent 18,2 % des acquéreurs de maisons (+9,6 % en un an) et 21,1 % des acquéreurs d’appartements. Dans un marché globalement convalescent : 941 000 transactions sur douze mois fin avril 2026 selon les Notaires de France, encore 25 % sous le pic de 2021 : ce sont bien les premiers acheteurs qui fournissent le carburant.

Le contexte du crédit aide à comprendre l’enjeu : la production de crédits à l’habitat hors renégociations a atteint 11,4 milliards d’euros en mai 2026 selon la Banque de France, après un plus haut à 12,6 milliards en mars : à comparer au creux historique de 6,9 milliards de février 2024, soit un rebond d’environ 65 %. Cette reprise du robinet bancaire profite d’abord à ceux qui empruntent : les primo-accédants.

202026 %
2025 (année)44 %
T4 202547 à 48 %
Avril 202645 % (record en tendance)

Raison n°1 : des secundo-accédants assignés à résidence

Le premier moteur du règne des primo-accédants est un moteur… en panne : celui des secundo-accédants. L’AFP les décrivait le 2 juillet 2026 comme des acheteurs « empêchés ». Leur équation est devenue dissuasive : vendre leur bien actuel dans un marché où une maison met 105 jours à trouver preneur (Century 21, 30 juin 2026) et où 8 transactions sur 10 se négocient (L’Adresse, 30 juin 2026), puis racheter en empruntant autour de 3,3 % sur 20 ans : en renonçant, pour beaucoup, à un crédit contracté à un taux nettement inférieur pendant les années de taux bas.

Ce verrou du « vendre pour racheter » gèle toute une partie de la chaîne immobilière : les ménages qui devraient monter en gamme restent dans leurs murs, leurs biens n’arrivent pas sur le marché de la revente, et les projets s’enchaînent moins. Mécaniquement, la part relative des primo-accédants, qui n’ont ni bien à vendre, ni taux à perdre, augmente dans la production de crédit.

Pour les primo-accédants, ce blocage des secundo est paradoxalement une aubaine : moins de concurrence sur les biens à l’achat, des vendeurs plus patients et plus ouverts à la négociation, et un rapport de force qui leur est favorable. Leur absence de vente préalable, longtemps perçue comme une fragilité, est devenue leur meilleur atout : pas de chaîne, pas de condition suspensive de revente, des dossiers plus simples et plus rapides à sécuriser pour les vendeurs.

Raison n°2 : des frais de notaire majorés… sauf pour eux

Deuxième moteur : l’argent. La loi de finances 2025 a autorisé les départements à majorer les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) de 0,5 point, à 5 %, sur une fenêtre courant d’avril 2025 à mars 2028. En 2026, 83 départements appliquent ce taux majoré : les droits totaux atteignent environ 6,32 % du prix d’achat, contre 5,81 % au barème antérieur (voir l’actualité service-public.gouv.fr consacrée au sujet).

Or les primo-accédants qui achètent leur résidence principale sont exemptés de cette hausse : pour eux, le barème reste au niveau antérieur, quel que soit le département. L’écart de 0,51 point n’a l’air de rien, mais il se compte en milliers d’euros : sur un achat à 200 000 €, il représente environ 1 000 € de droits en moins : un calcul illustratif obtenu en appliquant simplement la différence de taux au prix. À l’échelle d’un budget de premier achat, où chaque euro d’apport compte, l’avantage est loin d’être symbolique.

Cet avantage comparatif crée un effet de ciseau inédit : au moment précis où l’achat devient plus coûteux en frais pour tous les autres acquéreurs, il reste au tarif antérieur pour les primo-accédants. Une incitation discrète mais réelle à faire son premier achat pendant la fenêtre de majoration, c’est-à-dire d’ici mars 2028. Notre article dédié aux frais de notaire 2026 chiffre cette hausse, simulations à l’appui.

Raison n°3 : un PTZ élargi à tout le territoire

Troisième moteur, le plus puissant : le prêt à taux zéro. Depuis le 1er avril 2025 (décret n°2025-299 du 29 mars 2025), le PTZ est ouvert au logement neuf sur tout le territoire, fin du zonage restrictif, et les maisons individuelles neuves y sont à nouveau éligibles, ce qui était l’une des principales demandes des acquéreurs hors grandes métropoles. Dans l’ancien, le PTZ reste possible en zones B2 et C à condition de réaliser des travaux.

Les quotités varient selon le type de projet et les revenus : jusqu’à 50 % du coût de l’opération en collectif neuf (40 % ou 20 % pour les tranches de revenus supérieures), et jusqu’à 30 % en maison individuelle neuve (20 % ou 10 % selon la tranche). Le montant du PTZ est plafonné à 180 000 € dans le neuf et 132 000 € dans l’ancien avec travaux. Nouveauté 2026 : le dispositif s’ouvre aux acquéreurs en Bail Réel Solidaire (BRS), ce montage qui dissocie le foncier du bâti pour abaisser le prix d’entrée. Et la visibilité est assurée : le PTZ est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027.

Concrètement, un PTZ bien calibré agit comme un apport gratuit : une fraction significative de l’opération ne porte aucun intérêt, ce qui abaisse la mensualité globale et aide à rester sous le plafond d’effort de 35 %. Combiné à l’exemption de DMTO majoré et, pour l’ancien avec travaux, à MaPrimeRénov’ : rouverte le 23 février 2026 avec 3,6 milliards d’euros de budget —, l’arsenal du premier achat n’a jamais été aussi fourni.

Logement collectif neuf (toute la France)50 %, 40 % ou 20 % selon la tranche de revenus180 000 €
Maison individuelle neuve (toute la France)30 %, 20 % ou 10 % selon la tranche de revenus180 000 €
Ancien avec travaux (zones B2 et C)Selon barème en vigueur132 000 €

Plafonds PTZ « revalorisés en 2026 » : la fausse information qui circule

Un point de vigilance s’impose, car une information erronée circule largement en ligne : plusieurs sites annoncent une revalorisation des plafonds du PTZ en 2026, avec des hausses supposées de 8 à 13 %. C’est faux. La loi de finances pour 2026 (loi n°2026-103 du 19 février 2026) n’a procédé à aucune revalorisation des barèmes du PTZ : ni les plafonds de ressources, ni les montants maximaux n’ont bougé.

Les barèmes applicables en 2026 restent ceux fixés par le décret n°2025-299 du 29 mars 2025, en vigueur depuis le 1er avril 2025. Les vraies nouveautés de la période sont ailleurs : l’élargissement au neuf sur tout le territoire (avril 2025), le retour des maisons individuelles (avril 2025), l’ouverture au Bail Réel Solidaire (2026) et la prolongation jusqu’à fin 2027. La confusion vient probablement de là : beaucoup d’articles mélangent l’élargissement réel du dispositif avec une revalorisation chiffrée qui, elle, n’a jamais été votée.

Le réflexe à adopter avant de bâtir un plan de financement : vérifier les conditions sur les sources officielles (service-public.gouv.fr, texte du décret) ou auprès d’un courtier, plutôt que sur des simulateurs non datés. Un budget construit sur des plafonds surestimés de 10 % peut faire échouer un dossier au moment du passage en banque.

Non, les plafonds du PTZ n’ont pas augmenté en 2026
Malgré ce qu’affirment plusieurs sites (avec des hausses supposées de +8 à +13 %), la loi de finances 2026 (loi n°2026-103 du 19/02/2026) n’a revalorisé ni les plafonds de ressources ni les montants du PTZ. Les barèmes applicables restent ceux du décret n°2025-299 du 29/03/2025 : jusqu’à 180 000 € dans le neuf, 132 000 € dans l’ancien avec travaux (zones B2/C). Fondez toujours votre plan de financement sur les textes officiels, pas sur un chiffre trouvé dans un simulateur non sourcé.

Le portrait-robot du primo-accédant 2026

Qui sont ces acheteurs qui portent le marché ? Le primo-accédant type de 2026 a 36,5 ans en moyenne : les moins de 30 ans ne représentant que 29 % des dossiers —, signe que le premier achat se joue désormais autour de la mi-trentaine. Côté financement, les banques exigent couramment un apport de 15 à 20 % du projet, contre environ 10 % il y a quelques années : la barrière d’entrée s’est déplacée du taux vers l’apport. Et les durées s’étirent : 254 mois en moyenne en juin 2026, un record selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA.

Côté bien, le cliché du primo-accédant en appartement neuf de métropole est à ranger au placard : 92 % achètent dans l’ancien, et 64 % une maison. Le premier achat 2026 ressemble davantage à une maison ancienne en ville moyenne ou en périphérie qu’à un T2 en VEFA. Logique, quand on regarde le pouvoir d’achat immobilier : selon Meilleurtaux (9 juillet 2026), 1 000 € par mois financent 142 m² à Saint-Étienne, 90 m² au Havre ou 87 m² au Mans : contre 18 m² à Paris.

Cette géographie du premier achat recoupe la dynamique des villes moyennes observée au premier semestre 2026 : Orpi y mesure des volumes de compromis en forte hausse, comme à Limoges (+17 %, avec un prix stable de 1 650 €/m²) ou Orléans (+14 %). Des marchés accessibles, où l’apport requis reste atteignable et où le PTZ maison individuelle retrouve tout son sens.

HCSF : des règles inchangées, une marge à aller chercher sur l’assurance

Dernier élément du décor : les règles du jeu ne bougeront pas à court terme. Le HCSF a confirmé en mars 2026 le statu quo : taux d’effort plafonné à 35 % des revenus nets, assurance emprunteur comprise ; durée maximale de 25 ans (27 ans en VEFA avec différé) ; et une marge de flexibilité de 20 % des dossiers laissée à l’appréciation des banques. La proposition de loi Causse, qui voulait substituer une logique de « reste à vivre » au taux d’effort, a été retirée le 30 avril 2026 face à l’opposition de la Banque de France et de la BCE.

Dans ce cadre contraint, la marge de manœuvre se trouve dans les lignes du dossier : l’apport, la durée, et l’assurance emprunteur, souvent négligée. Puisqu’elle entre dans le calcul des 35 %, la faire baisser augmente directement la capacité d’emprunt. Le marché reste pourtant dominé à 85 % par les bancassureurs, et plus d’un emprunteur sur deux n’est jamais informé de son droit de changer d’assurance à tout moment (loi Lemoine) : des manquements qui ont valu environ 900 000 € d’amendes cumulées à quatre banques (DGCCRF, 2025-2026).

Les taux du moment restent, eux, abordables en comparaison du pic de 2023 : 3,31 % en moyenne sur 20 ans en juillet 2026 selon CAFPI, les meilleurs profils obtenant 3,10 % : contre environ 4,20 % fin 2023. La remontée entamée après la hausse de la BCE du 11 juin 2026 incite toutefois les candidats à ne pas laisser traîner un dossier finalisé.

💡 Assurance emprunteur : le levier à 12 000 €
Selon Magnolia (2026), déléguer son assurance emprunteur, un droit ouvert à tout moment par la loi Lemoine, permet une économie moyenne d’environ 12 000 € sur un prêt de 250 000 € sur 20 ans (taux d’assurance passant de 0,36 % à 0,12 %). Pour un primo-accédant, c’est souvent la négociation au meilleur rendement du dossier : quelques documents à fournir, aucune contrepartie, et une mensualité allégée qui redonne de l’air dans le calcul des 35 % du HCSF.

La checklist du primo-accédant avant de signer

Premier achat, première négociation, premier crédit : voici les vérifications qui sécurisent un dossier en 2026, dans l’ordre où elles se présentent.

  • Vérifier son éligibilité au PTZ sur les barèmes officiels du décret du 29 mars 2025 (et non sur des plafonds « revalorisés 2026 » erronés), y compris l’option Bail Réel Solidaire ouverte en 2026.
  • Confirmer l’exemption de DMTO majoré : elle s’applique aux primo-accédants pour leur résidence principale, y compris dans les 83 départements passés à 5 %.
  • Construire un apport de 15 à 20 % du projet, le niveau couramment attendu par les banques en 2026.
  • Caler la mensualité sous 35 % des revenus nets, assurance comprise (règle HCSF confirmée en mars 2026), en gardant une marge pour les imprévus.
  • Mettre en concurrence l’assurance emprunteur dès l’offre de prêt : jusqu’à environ 12 000 € d’économie sur un prêt type selon Magnolia (2026).
  • Contrôler le DPE et son millésime : depuis le 1er janvier 2026, le nouveau coefficient de l’électricité fait sortir environ 850 000 logements des classes F-G sans travaux, et les décotes énergétiques atteignent -25 % pour une maison G (Notaires, ventes 2024).
  • Confronter le prix affiché aux ventes réellement actées de la commune sur le comparateur DVF Terralyse : 8 transactions sur 10 se négocient en 2026 : arriver avec les prix signés, c’est négocier avec des faits.
📚 Sources principales de cet article
MeilleursAgents, part des primo-accédants dans les crédits (2026) · Empruntis, dossiers T1 2026 · Century 21, bilan du 1er semestre (30/06/2026) · AFP (02/07/2026) · Banque de France, crédits aux particuliers (mai 2026) · Décret n°2025-299 du 29/03/2025 et loi de finances 2026 (loi n°2026-103 du 19/02/2026) pour le PTZ · service-public.gouv.fr, DMTO 2026 · HCSF, statu quo (mars 2026) et retrait de la proposition de loi Causse (30/04/2026) · Observatoire Crédit Logement/CSA (juin 2026) · CAFPI, baromètre des taux (juillet 2026) · Meilleurtaux, étude pouvoir d’achat (09/07/2026) · Magnolia, loi Lemoine (2026).

Questions fréquentes

Qui est considéré comme primo-accédant en 2026 ?
Au sens du PTZ, est primo-accédant celui qui n’a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années. On peut donc avoir déjà été propriétaire par le passé, ou détenir un bien locatif, et rester éligible dans certains cas. C’est cette définition qui ouvre les avantages 2026 : PTZ élargi et exemption de la hausse des droits de mutation pour l’achat de la résidence principale. Vérifiez toujours votre situation précise sur service-public.gouv.fr ou auprès de votre banque.
Quel est le montant maximum du PTZ en 2026 ?
Le PTZ est plafonné à 180 000 € dans le neuf et à 132 000 € dans l’ancien avec travaux (zones B2 et C), selon les barèmes du décret n°2025-299 du 29 mars 2025, toujours en vigueur en 2026. La quotité finançable dépend du projet et des revenus : jusqu’à 50 % en collectif neuf, jusqu’à 30 % en maison individuelle neuve. Le montant réel de votre PTZ dépend donc de votre tranche de ressources, de la localisation et du coût total de l’opération.
Les plafonds du PTZ ont-ils été revalorisés en 2026 ?
Non. Contrairement à ce qu’annoncent plusieurs sites (qui évoquent à tort des hausses de 8 à 13 %), la loi de finances 2026 (loi n°2026-103 du 19 février 2026) n’a revalorisé ni les plafonds de ressources ni les montants du PTZ. Les barèmes applicables restent ceux du décret du 29 mars 2025. Les vraies évolutions récentes sont l’ouverture au neuf sur tout le territoire et aux maisons individuelles (avril 2025), l’accès au Bail Réel Solidaire (2026) et la prolongation du dispositif jusqu’au 31 décembre 2027.
Les primo-accédants paient-ils moins de frais de notaire en 2026 ?
Ils échappent à la hausse, ce qui revient à payer moins que les autres acquéreurs dans la plupart des départements. La loi de finances 2025 a permis aux départements de majorer les DMTO à 5 % (83 l’appliquent en 2026, portant les droits totaux à environ 6,32 % du prix contre 5,81 % auparavant), mais les primo-accédants achetant leur résidence principale sont exemptés de cette majoration. Attention : il ne s’agit pas d’une exonération totale des droits, seulement de la hausse.
Quel apport faut-il pour un premier achat immobilier en 2026 ?
Les banques exigent couramment 15 à 20 % du montant du projet, contre environ 10 % avant la remontée des taux. Cet apport couvre au minimum les frais (droits de mutation, garantie) et rassure sur la solidité du dossier. Le PTZ peut jouer un rôle d’amortisseur : en finançant sans intérêts jusqu’à 50 % d’une opération neuve (30 % en maison individuelle), il allège la mensualité et aide à respecter le plafond d’effort de 35 % du HCSF, assurance comprise.
Le HCSF va-t-il assouplir les règles du crédit immobilier ?
Rien ne l’indique à court terme. En mars 2026, le HCSF a confirmé le statu quo : 35 % d’effort maximum assurance comprise, 25 ans de durée maximale (27 ans en VEFA), et une marge dérogatoire de 20 % des dossiers pour les banques. La proposition de loi Causse, qui voulait remplacer le taux d’effort par une logique de reste à vivre, a été retirée le 30 avril 2026 après l’opposition de la Banque de France et de la BCE. Les candidats à l’achat doivent donc construire leur dossier dans le cadre actuel.

En conclusion

Un crédit sur deux : le chiffre dit tout du basculement silencieux du marché immobilier français. Pendant que les secundo-accédants attendent des jours meilleurs, les primo-accédants profitent d’un alignement rare : exemption de la hausse des frais de notaire, PTZ étendu à tout le territoire et prolongé jusqu’à fin 2027, pouvoir de négociation historique avec 8 ventes sur 10 discutées. Les obstacles n’ont pas disparu : l’apport attendu a nettement augmenté, les taux remontent doucement depuis juin, et les fausses informations sur les barèmes du PTZ peuvent faire dérailler un plan de financement. La meilleure protection reste la donnée vérifiée : des textes officiels pour les aides, et les prix réellement actés pour l’achat lui-même. Avant votre première offre, regardez ce que les biens comparables se sont vraiment vendus dans votre commune : c’est la différence entre acheter au prix du marché et acheter au prix de l’annonce.

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